Yopougon/ Ce qu’est devenu le restaurant Tantie Margot.

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« Avant la fermeture des maquis et restaurants suite au Covid-19, le maquis fonctionnait correctement, mais depuis la reprise, les activités ont ralenti. Les clients peinent à revenir, comme nous avons leurs contacts, nous les appelons, certains répondent d’autres non mais on n’oblige personne avec le temps, les choses vont reprendre ». Cet espoir, Mea Jean Honoré, le fils de feu Tantie Margot, l’a exprimé samedi dernier, au célèbre maquis « Espace Margot » situé à Yopougon Selmer. Après le décès de sa mère, il assure désormais la gestion.

Mais la crise sanitaire vient en rajouter aux difficultés que traversait déjà cet espace depuis la disparition de « Tantie Margot » en juillet 2017. Sa fille aînée Martine Yokodé qui était en charge de cet établissement de grande rénommée a dû arrêter les activités pour des raisons de santé.

« On faisait louer par jour le maquis tour à tour à deux femmes qui préparaient du lundi au samedi et une autre qui les suppléait les dimanches », révèle Mea Jean Honoré.

Même s’il n’a pas voulu dévoiler le montant de la location journalière de ces femmes, il a indiqué que cette situation a duré environ un an. Et lorsque survint la crise sanitaire, le maquis a fermé et les femmes censées reprendre le service ne l’ont pas encore fait.

Cependant, samedi dernier une autre s’attelait à offrir sous la bâche dressée devant le maquis la viande de porc braisé à ses clients.

Au Laboratoire

Pour redémarrer véritablement ses activités et retrouver la vitesse de croisière d’atan, le fils de Tantie Margot a soutenu ceci : « nous sommes au laboratoire, nous travaillons à peaufiner notre projet et les choses vont bouger début 2021, nous avons noué des contacts avec des personnes spécialisées dans l’évènementiel. Nous allons montrer un nouveau visage avec un lancement officiel de nos activités.»

En attendant, le maquis continue d’accueillir des cérémonies de mariage, de baptêmes et bien d’autres réunions à moindre coût selon son responsable.

« Nous faisons du social, nous écoutons les préoccupations des clients qui viennent nous voir. Nous baissons nos tarifs de location de la salle, nous ne sommes pas chers, et nous attirons la clientèle avec cette stratégie », fait remarquer le gérant.

Son souhait, pérenniser l’action de sa défunte mère, cette grande restauratrice qui a glané des lauriers, tout en sauvegardant ce patrimoine familial.  

 Vincent Deh

Auteur de l’article : Vincent Deh

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