Yopougon/Covid.19 : Au maquis « Le palais », voici la stratégie pour ramener la clientèle

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A 10h ce mercredi 27 mai, Séka Landry, le responsable qui gère la boisson du restaurant -maquis « Le palais » depuis environ 10 ans, est lui-même à la tâche.

Verres et bouteilles de bière en main, il est débordé, il sert ses clients qui l’interpellent çà et là car ils sont impatients d’étancher leur soif. Pourtant, avant la crise de la Covid-19, son personnel était constitué de 10 personnes qui s’acquittaient quotidiennement de cette tâche. Et lui ne faisait que superviser.

 « Avec la crise, il ne me reste que 3 personnes qui servent et un seul au comptoir qui fait office de gérant, les 10 personnes qui travaillaient avant la crise étaient payées par mois », révèle Séka Landry.

Son souhait actuellement est de revoir tout son personnel reprendre le service. « Ils sont rentrés en famille, on a besoin d’eux mais ils sont hors d’Abidjan, c’est une équipe que nous avons constituée, on ne peut donc pas les remplacer », regrette-t-il.

La crise avait obligé les restaurants et maquis à fermer. Et ceux qui y travaillaient étaient au chômage forcé. A la réouverture, tout le monde n’est encore au-rendez-vous. Les recettes non plus. Alors il faut trouver des idées.  

« Bien avant la crise, de lundi à jeudi ma recette journalière oscillait entre 200.000F et 250000F et pouvait grimper jusqu’à 300 000F ou 400000F entre vendredi et dimanche et les jours fériés. Pour faire bouger les choses dans ce restaurant J’ai opté pour la promotion de la boisson.

« Nous avons été approché par Brasivoires et Solibra et je n’ai pas hésité à collaborer avec ses sociétés pour maintenir la clientèle. Ainsi, avec deux bouteilles de bière de 66 achetées, nous en offrons une gratuitement. Avec Solibra deux bouteilles de Dopel de 65 cl achetés nous offrons une carte à gratter qui donne droit à des lots », fait-il remarquer. Selon lui, ces lots sont constitués de tee-shirts, de boisson et bien d’autres gadgets.  Ces deux sociétés de distribution, selon Seka, ont accepté la promo de jeudi à dimanche pour Brassivoire, et de vendredi à dimanche pour Solibra.

« Cette stratégie attire les clients », se réjouit Séka Landry. Mais, selon lui, à cause de meures barrières qu’il faut respecter, notamment la distanciation sociale, le nombre de clients est réduit.

« C’est mieux ainsi d’appliquer ces mesures que de fermer le maquis », préconise Séka.

 Avant d’ajouter que la patronne du ce grand restaurant appelée affectueusement « Maman » est toujours présente pour surveiller les différentes spécialités offertes aux clients afin qu’ils ne soient pas déçus. Pour les médias, la « maman » aime la discrétion mais est toujours présente sur les lieux et se met activement au service des clients.   

Vincent Deh  

Auteur de l’article : Vincent Deh

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