Impact COVID-19/Retour progressif au Complexe Hôtelier Azito Palmeraie.

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Un peu moins de deux semaines après la réouverture des maquis, restaurants et hôtels qui avaient été fermés à cause du COVID-19, il y a un regain progressif d’intérêt de clients au Complexe Hôtelier Azito Palmeraie. La vie reprend peu à peu en ce lieu situé qui fait corps avec la lagune. C’est à Azito ce petit village de Yopougon Niangon après le terminus du bus 27. De ce village qui abrite l’une des grandes centrales thermiques du pays, l’on perçoit l’île Bouley où on peut se rendre en pinasse, en pirogue, en hors-bord et bientôt en bateau bus grâce à une société de transport lagunaire en construction à proximité d’Azito palmeraie. Ce mercredi 27 mai, on est entre midi et deux et 10 véhicules sont stationnés devant le complexe hôtelier . Des véhicules bien surveillés par des vigiles et avec la disponibilité des namans, ces jeunes qui aident les automobilistes à mieux stationner ou ressortir du parking sans difficultés.

Déjà des réservations

Sous les cocotiers, la plupart des chaises sont encore inclinées sur les tables. Mais sous certains préaux, il y a de l’animation. Des couples, des groupes de trois ou quatre personnes gardant la distance. Arthur Koudou , le jeune maître des lieux reçoit déjà quelques réservations par téléphone ou sur ses pages réseaux sociaux.

“Je voudrais avant tout propos présenter mes condoléances aux familles des victimes de la COVID-19 et souhaiter prompt rétablissement à ceux qui sont encore malades”, indique Arthur . “Nous avons repris au lendemain de l’autorisation donnée par le Président. On assiste à un retour progressif. Mais dans tous les cas, nous devons rester vigilants. Nous avons ici entre 500 et 600 places. Mais avec la pandémie du Coronavirus, il faut qu’on fasse respecter les mesures de distanciation sociale, donc on doit être autour de la moitié si le monde venait en grand nombre. Mais je pense que Dieu nous y aide. Les clients viennent au rythme modéré. Cette reprise coïncide avec la saison des pluies donc ça ralentit aussi le rythme. Mais l’espoir est grand que la crise finisse et qu’on revienne au rythme des grandes fréquentations “, souligne le gérant. Son optimisme, il le confirme en conservant tout son personnel de chambres, de cuisine et des services d’accueil, de boisson et de nourriture.” On a repris tout le monde, la cuisine, l’hôtel et dans le service, tout le monde est de retour . Et on n’a pas diminué leurs revenus”, ajoute-t-il “Nous n’avons renvoyé personne et aucun n’est sorti d’Abidjan. Ça n’a pas été facile pour eux et pour nous. Mais nous avons fait en sorte de les soutenir. Nous leur donnions la moitié de leur pécule hebdomadaire. On alternait, quand un groupe reçoit cette semaine, la semaine d’après, on donne à un autre groupe. Aujourd’hui tout le monde est content de reprendre”, révèle Arthur Koudou.

Cet espace calme et ombrageux a été initié par Benson Koudou son père. A entendre parler le jeune homme d’une trentaine d’années et au vu de l’atmosphère d’animation progressive, moins de deux semaine après la reprise, on sent que la crise sanitaire a secoué les palmiers mais la palmeraie a résisté et a des ressorts de rebondir. Il y a là un secret managérial qu’Azooda.com va faire découvrir à ses lecteurs dans un prochain article.

Une vue du restaurant du complexe hôtelier Azito Palmeraie

Dan Opeli

Auteur de l’article : Opeli Dan

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