San-Pedro/ Maquis et restaurants peinent à se relever

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Rareté des clients, refus des dépôts de boissons de faire crédit. Le secteur de la restauration se relève péniblement à San-Pedro. La cité balnéaire déjà confrontée à la fermeture de la frontière avec le Liberia et, surtout, la quarantaine de la ville d’Abidjan, a du mal à sortir du coma dans lequel les mesures barrières de la lutte contre le COVID-19 l’avaient plongée. Plus personne ne vient en mission et plus aucun touriste n’arpente les rues. Les noceurs, après tant de jours de réclusion à domicile, ont du mal à reprendre le chemin des lieux de plaisance.

Les propriétaires avaient pourtant poussé un ouf de soulagement le 7 mai dernier, après l’annonce de la levée des mesures barrières par le chef de l’Etat dans les villes de l’intérieur. Mais plus de six semaines d’inactivités ont causé des dommages difficiles à réparer.

 Du coup, les tenants des restaurants et maquis sont confrontés à d’énormes difficultés. Et il y a les autres mesures à respecter : 200 personnes maximum à la fois, distanciation d’un mètre, port obligatoire du masque. Ce qui, logiquement, réduit le nombre de personnes à accepter dans un établissement.  Et les propriétaires des dépôts de boissons font les difficiles. N’étant pas certains d’être payés à temps du fait de la léthargie générale du secteur, ils rechignent désormais à livrer leurs boissons à crédit. Les tenanciers des maquis et restaurants se sentent mains et pieds liés.

Dans ces conditions, l’on ne peut pas parler d’une reprise véritable des activités dans le secteur du tourisme après l’annonce du gouvernement qui visait à redonner du souffle au secteur. Les acteurs attendent surtout une aide conséquente et la réouverture totale du pays pour espérer refaire surface.

Guy Lechanceux

Auteur de l’article : Guy le chanceux

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